Novembre

Gelée de novembre, Adieu l’herbe tendre.

programme   

L’ASSEMBLEE GENERALE  se tiendra le mercredi 14 novembre à 20 h  Salle de la Glacière, 119 rue Abbé Prévost à Clermont-Ferrand. Elle concerne tous les adhérents. La présence de chacun est donc vivement souhaitée. C’est aussi l’occasion de renouveler sa cotisation.

Rendez-vous du mois :

Sortie nature : Pierres étranges dans la région de noirétable (42). Animateur : Patrice Courtoy.

Après-midi découverte : Le dolmen de Cournols. Animateurs : Jacques et Lucette Roux.

Géobiologie avancée  :  Réunion « modalités de participation » Animateurs : Géobiologistes CERGA.

Poursuite des activités permanentes :

– Atelier « Eglises romanes et symbolique »

– Atelier « Géobiologie et Radiesthésie »

– Atelier : Qi.mancie 

La p’tite plante du mois

    Le Chrysanthème, beau et bon

   Il existe environ deux cents espèces de Chrysanthèmes. Les espèces  originaires des montagnes de l’Atlas marocain, ont une floraison printanière, mais la plupart des espèces ont une floraison estivale (Europe et Bassin méditerranéen) ou automnale (espèces asiatiques). Les espèces botaniques (« sauvages ») sont ordinairement simples : le capitule est constitué sur le modèle de la marguerite, d’un cœur de fleurs tubulées autour duquel sont disposés des pétales ligués plus ou moins colorés.

C’est en Chine au IVéme siècle que l’on trouve les premières traces de culture du Chrysanthème. Deux siècles plus tard, un cultivar doux à fleurs blanches est utilisé pour ses usages médicinaux.

Au fil du temps et des modes, les sélections ont créé une multitude de forme et couleurs. En France on connaît surtout le Chrysanthème des fleuristes issu du croisement de plusieurs espèces originaires d’Asie. Il  existe de nombreux cultivars ornementaux, la plupart n’ont plus de fleurs centrales tubulées, mais uniquement des fleurs ligulées exubérantes.

Chrysanthème des fleuristes : une plante qui mesure le temps

(Dendranthema x grandiflorum ou Chrysanthemum x grandiflorum ou Chrysanthemum morifolium)

L’induction de la floraison des plantes dépend de facteurs internes (âge ou taille de la plante par exemple) et de facteurs externes (température, lumière, sécheresse..). Tout est programmé pour que la fleur s’épanouisse quand son pollinisateur est actif et que le climat est favorable à la survie de l’espèce. Le Chrysanthème des fleuristes est une plante de jours courts : elle se met à fleurir lorsque la durée du jour est inférieure à quatorze heures. Grâce à des pigments photorécepteurs contenus dans ses feuilles, elle peut percevoir la longueur de la nuit et ajuster son horloge biologique interne.

C’est en jouant avec ce phénomène que les horticulteurs programment la floraison optimale pour la Toussaint : fin juillet, début août, ils rallongent artificiellement la durée des nuits en plongeant dans le noir absolu les plantes de 18 h à 8 h environ, à l’aide d’une toile noire, et cela pendant 9-10 semaines (ou plus selon les variétés). À l’inverse, si sa floraison s’annonce prématurément, un éclairage artificiel est nécessaire.
Cette fleur leur demande aussi beaucoup de travail manuel. Les variétés à grosses têtes sont « éboutonnées » fin août : les boutons latéraux sont éliminés afin de ne garder qu’une très grosse tête par tige. Au contraire les variétés multiflores sont « pincées » pour favoriser la ramification et augmenter le nombre de fleurs : le bourgeon terminal est sectionné vers le début ou la mi-juin, afin de réveiller les bourgeons latéraux.

Ces Chrysanthèmes peuvent être cultivés comme des vivaces

Les fleurs jaunes ou blanches de ces espèces sont utilisées en tisane pour produire une boisson rafraîchissante appelée « Thé de Chrysanthème ». En Corée elles parfument un vin de riz. En Chine ce sont leurs feuilles et tiges qui sont cuisinées comme des légumes, à l’étouffée ou bouillies. Leurs pétales crus relèvent l’arôme des soupes et plats. On peut garnir des salades de leurs fleurs blanchies (pour en diminuer l’amertume).

Le thé de chrysanthème est utilisé en médecine traditionnelle chinoise pour détoxifier le sang et réguler la pression sanguine, améliorer la vision et l’audition, faciliter la digestion, aider à lutter contre les infections et contre la fièvre (refroidissements). En Corée il est réputé comme stimulant, en phytothérapie occidentale il est utilisé comme compresse pour traiter les troubles circulatoires tels que les varices. Des études récentes ont montré que le thé de chrysanthème contient des composés phénoliques antioxydants.

 Miam!!! Chrysanthème à couronne (Chrysanthemum coronarium)

Originaire des régions méditerranéennes on le trouve dans le sud de la France. Cette plante des moissons à fleurs jaunes est annuelle et rustique. Il existe aussi diverses variétés horticoles, à fleurs doubles ou de couleurs différentes.

Elle est cultivée en Chine et au Japon où ses feuilles épicées sont récoltées et consommées crues en salade ou cuites (sautées, bouilles, en omelette). Les jeunes pousses peuvent être frites et les graines germées. Cette « mâche Chinoise » est riche en vitamines A, B1, B2, B3 et C. La récolte des feuilles peut commencer 45-60 jours après le semis. La plante est émolliente.

Chrysanthème des blés (Chrysanthemum segetum)

C’est une plante annuelle préférant les sols siliceux. Elle est présente en France (assez rare), Europe, Asie et Nord Afrique. Elle fleurit dans les cultures de céréales de juin à août présentant un beau capitule jaune. On trouve des variétés horticoles à grandes fleurs.

Les fleurs fournissent une teinture jaune. La plante est vulnéraire (application sur les plaies). Les jeunes pousses peuvent être consommées.

 -> Tous les Chrysanthèmes sont comestibles, mais leur degrés d’amertume est très variable et limite leur usage.

 Dans le jardin, les chrysanthèmes sont de bonnes plantes compagnes qui par leur odeur et les secrétions de leurs racines repoussent les ravageurs. 

Nathalie Barrat

 

Saint du mois :

 Saint-Austremoine

Austremoine, ou Strémonius en latin, est considéré comme le premier évangélisateur de l’Auvergne et le premier évêque de Clermont.

  Un peu d’histoire…

Au temps de l’empereur Dèce, vers l’an 250, le pape Fabien envoie sept missionnaires en Gaule : Denis, Trophime, Saturnin, Gatien, Paul, Martial et Austremoine. Ce dernier prendra en charge l’évangélisation du pays arverne.

L’époque à laquelle vit Austremoine est difficile pour les chrétiens. De 250 à 313, plusieurs édits de différents empereurs entraînent leur persécution générale. Par l’édit de Nicomédie, en 303, est ordonnée la destruction des églises. Les martyrs de cette époque sont nombreux ; les plus connus, et dont la statue est souvent présente dans les églises d’Auvergne aujourd’hui, ont pour noms Agathe, Sixte, Romain, Sébastien, Foy, Agnès, Pancrace, Vincent. Ce n’est qu’en 313, par l’édit de Milan, que l’empereur Constantin instaurera la liberté de culte pour le christianisme.

C’est donc dans ce climat pour le moins agité qu’Austremoine va assumer sa mission.

  Austremoine en pays arverne

Austremoine quitte Rome. Il est accompagné de Mamet et Mary, et peut-être de plusieurs autres compagnons dont Nectaire, Baudime, Ursin… Afin de ne pas éveiller les soupçons des autorités, le groupe se joint à une caravane de potiers en partance pour Lezoux, un des grands centres de l’industrie céramique de l’Occident d’alors. Austremoine y travaille un certain temps (peut-être un an), laissant sa signature sur des poteries dont on a retrouvé les fragments. Ce n’est qu’après cette période de transition qu’Austremoine commença son ministère.

Austremoine et ses compagnons se répartirent sur le territoire arverne pour assumer leur mission d’évangélisation : Nectaire et Baudime dans la région située entre Authezat et le Mont-Dore, Mary, Antoine et Mamet dans le Cantal, Privat en Lozère, Ursin dans le pays de Bourges etc, Austremoine demeurant à Clermont (alors Augustonemetum). Les historiens s’accordent maintenant à dire qu’il existait déjà à cette époque un foyer de chrétiens installé dans le quartier Fontgiève.

 Sa vie

On sait peu de choses sur la vie d’Austremoine. Selon Grégoire de Tours, il ne serait pas mort en martyr mais en confesseur. Il serait décédé aux Martres-de-Veyre et enterré à Issoire.

Une autre source prétend « qu’après avoir porté la lumière par toute l’Auvergne, Austremoine prit la route d’Issoire où il voulait se retirer. Passant sous Saint-Yvoine, il chassa un esprit malin qui se tenait sur les rives de l’Allier et y noyait les passants. Arrivé à Issoire, il y fonda un monastère. Il fut tué peu après au lieu-dit le Tormeil par un haut personnage (le gouverneur) dont le fils s’était converti ».

Il a aussi été écrit que Lucius, le gouverneur romain d’Issoire, l’aurait fait tuer suite à la conversion de son fils. Le corps aurait été jeté dans un puits à Mareugheol. Par la suite, ses disciples auraient volontairement gardé la tête du saint.

Sa mort est située entre 283 et 300.

 Ses reliques

Vers l’an 550, on découvre son tombeau à Issoire. Ses reliques sont ensuite transportées à Volvic (en 673) puis à Mozat en 848. Entre-temps, son chef avait été remis à un comte de Limoges qui le remettra aux moines de l’abbaye de Charroux en Poitou. Au moment des invasions normandes, le crâne du saint trouva refuge à Saint-Yvoine (63) où il demeure, une partie ayant été prélevée et translatée à Issoire.

 Saint-Austremoine aujourd’hui

Peu de lieux ou d’églises d’Auvergne portent le nom de Saint-Austremoine.

On peut citer :

– L’abbatiale d’Issoire, qui  est un chef d’œuvre de l’art roman. Mais on ne sait rien du monastère qu’Austremoine y a fondé au III° siècle,

– Une commune de la Haute-Loire près de Lavoûte-Chilhac,

– L’église d’Egliseneuve d’Entraigues (63),

– En l’église de Mozac, une châsse du XVIe renferme les reliques du saint,

– Saint-Austremoine est représenté dans une fresque de l’église d’Ebreuil (03),

– Sur la commune de Ferrières-Saint-Mary, on trouve la fons Stremoni ou Stremaire, près du hameau de Fons. Son eau soigne les dartres et les personnes atteintes de la coqueluche. La source aurait jailli lors du passage d’Austremoine se rendant au chevet de Saint-Mary.

  Renseignements divers

– Le saint était-il invoqué pour obtenir un secours ou une faveur particulière? Vraisemblablement. Mais hormis le cas de la fontaine de Fons, je n’ai rien trouvé.

– Il est fêté le 8 novembre dans le diocèse de Clermont.

– Son nom latin était Strémonius, ou Austrémonius soit « le moine qui vient du sud ».

 Ce document n’est pas exhaustif, loin s’en faut. Si vous possédez des informations sur le sujet à savoir autres lieux dédiés au saint, témoignages, autres traditions, elles seront les bienvenues et pourront être intégrées à la rubrique. L’ensemble sera alors consultable dans une rubrique spécifique du site.

Responsable de la rubrique et rédacteur : Jacques Roux

 Vitrail à Volvic 63

 Chapiteau de l’église Saint-Austremoine à Egliseneuve d’Entraigues 63

Fontaine Saint-Austremoine de Fons. Commune de Ferrières-Saint-Mary 15

Renseignements

 – « Grand livre des saints » de Jacques Baudoin, Editions Créer

– Grégoire de Tours « Histoire des Francs « (consultable sur Internet)

– Site paysdemassiac.com/patrimoine/Mont Journal

– « Auvergne mystérieuse » Annette Pourrat Ed. Tehou

         Pause café

Vaisselle bio !

.

Abrasif oh combien naturel,

Pourtant il va à la poubelle !

Réputé pour nos éviers et lavabos,

Dont il dégraisse les tuyaux !

*

On peut pourtant l’utiliser,

Pour un bol ou une assiette,

Qui, suite à une dînette,

Demande à être nettoyé !

*

Du bout des doigts qu’on a mouillés,

Le quérir et l’utiliser,

À la manière d’un essuie-glace,

Et de la graisse plus une trace !

*

C’est bien ici simple façon,

Avec moi « Marc de café »,

Voilà vos mains bien respectées

Et la nature, même occasion !

*

Je nettoie sans chauffer,

Tous les dépôts un peu figés,

Comme pour les pots confiturés,

Et que l’on va récupérer !

*

« Une pincée, ou un peu plus,

Une goutte d’eau, oui, mais pas plus,

Fermer couvercle et agiter ! »

Voilà, c’est fait, reste à rincer !

*

Sur un couteau, c’est du fromage,

Sur la spatule, c’est de la pâte,

Un petit coup du bout des doigts,

Et faites encore appel à moi !

*

Là, vous voyez bien l’avantage :

Pas de produits artificiels !

C’est une de ces ficelles,

De nos grand’mères, pour le ménage !

 

 Hubert Merle.

 

——

Ce qui compte ne peut pas toujours être compté, et ce qui peut être compté ne compte pas forcément. Albert Einstein.

C.L

 

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